La grippe de l’avidité

30 04 2009

Ce soir, j’ai envie de vous faire part d’un coup de geule qui me vient suite à l’affaire de la fièvre porcine.

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Vue depuis le Sud, la « crise » de la grippe porcine peut se voir sous un angle différent de celui que les grands médias vendent au public. D’abord, et même si, bien sûr, un mort de la grippe est un mort de trop, on ne peut s’empêcher de réagir au « deux poids deux mesures » qui régit notre information et nos angoisses. Dans le monde, chaque année, des millions de personnes meurent alors qu’elles pourraient être soignées. En Bolivie, les gens meurent de la maladie de Chagas, de la fièvre jaune, du paludisme, les enfants meurent de diarrhées, de sous-nutrition, toutes maladies qui se guérissent sans trop de problèmes. Oui mais voilà, les gens qui en souffrent sont des pauvres… Donc, lapalissade, ils ne peuvent pas payer les médicaments, et ne sont pas assez importants pour être médiatisés.
Deuxièmement, face à cette nouvelle crise, on pousse des cris d’orfraie, on s’agite comme des fous pour traiter les symptômes, comme on l’a déjà fait lors du poulet à la dioxine ou de la grippe aviaire, mais on ne réfléchit jamais aux causes des ces maladies. Pourtant, il existe - pour être prudent - des soupçons très forts sur le productivisme agricole. De nombreuses recherches montrent que les élevages intensifs, la nourriture non-naturelle (on nourrit de nombreux animaux d’élevage de carcasses d’autres, ce qui avait déjà été dénoncé notamment lors de la crise du poulet à la dioxine), sont très probablement la principale raison de l’apparition de ces nouvelles maladies.
Au Mexique, les habitants du village de La Gloria dénoncent depuis plusieurs années la pollution et les risques générés par la multinationale alimentaire étasunienne Smithfield Foods, qui possède une des plus grandes fermes d’élevage industrielle de porcs. Ils ont accusé la firme d’être responsable d’une épidémie de grippe particulière qui a touché 60% des habitants, et qui est selon toute vraisemblance à l’origine de la crise actuelle. La firme a bien sûr nié toute responsabilité et les autorités mexicaines n’ont pas accédé aux demandes de la population de mener une étude. Certains meneurs du mouvement de protestation pacifique des riverains ont été emprisonnés, d’autres ont reçu des menaces de mort. C’est seulement le 27 avril 2009, quelques jours après l’annonce officielle par le gouvernement fédéral de l’épidémie de grippe porcine, que l’information est sortie dans la presse, révélant que le premier cas de grippe porcine diagnostiqué dans le pays avait été le 2 avril 2009 celui d’un petit garçon de 4 ans appartenant à la communauté de La Gloria.
Les réponses que les autorités donnent à la crise, dans presque tout les pays, est édifiante. Au lieu de réfléchir aux sources de ces problèmes - ce qui obligerait à se poser des questions de fond sur notre système productif - on préfère demander à des multinationales comme Roche ou Glaxo de produire des médicaments, chers et patentés, bien sûr, alors même que leur développement a amplement bénéficié des recherches financées par des fonds publics. En fait, ce genre de crise est une aubaine pour ces multinationales, qui ont d’ailleurs rapidement vu leur cotation en bourse s’élever. Quelques jours seulement après l’annonce de la crise, les actions de Roche ont par exemple déjà augmenté de 6%… En effet, les malades solvables, ou auquel leur gouvernement offre le médicament - subventionnant de fait la firme - se trouvent beaucoup plus facilement dans ce genre de crise internationale qui crée (est crée par ?) une panique médiatique (bien utile pour les entreprises), que dans le cas des maladies endémiques, discrètes, beaucoup plus mortifères et pourtant plus faciles à soigner, que subissent les pays du sud. Travailler sur les symptômes permet à l’économie de tourner à plein régime, alors que travailler sur les causes obligerait, peut-être, à ralentir la sacro-sainte croissance…
Certains journalistes et chercheurs dénoncent également la proximité et les intérêts croisés de certaines instances étasuniennes, en particulier du Pentagone, et des entreprises pharmaceutiques. Donald Rumsfeld, ex-secrétaire à la défense de W. Bush, est ainsi depuis une vingtaine d’années l’un des hauts dirigeants des laboratoire Gilead Sciences, Inc. dont le siège est en Californie et qui fabriquent et possèdent les droits de propriété du “Tamiflu”, le supposé remède contre la grippe porcine (et la grippe aviaire, sauf erreur de ma part). Or, de nombreuses personnes dénoncent depuis longtemps le rôle très actif du Pentagone dans la production d’armes biologiques…
Cela peut ressembler à de la paranoïa, mais les faits sont pour le moins troublants. Pourquoi ces épidémies à répétitions, liées chaque fois aux mêmes problèmes de l’élevage intensif, sans que l’on y apporte de réponse de fond ? Pourquoi cette panique « sélective », avec une mobilisation gigantesque pour quelques centaines de cas, alors que des millions de morts curables ne méritent pas une ligne ? Pourquoi les dénonciations des habitants des environs de l’élevage n’ont-ils pas été écouté et n’ont-elles pas été médiatisées? Pourquoi les groupes qui dénoncent les dangers du productivisme, que ce soit l’élevage intensif, les OGM ou les nanotechnologies, ne sont-ils écouté que trop tard, s’ils sont jamais écoutés ? Pourquoi ce genre de « produits » sont-ils la plupart du temps fabriqués par des pauvres pour des riches ?
Et finalement, il conviendrait également de nous poser chacun la question de notre responsabilité personnelle. Parce que, finalement, si à l’achat d’un produit le prix est l’un de mes critères importants, je suis personnellement responsable de ce genre de crise. On a beau jeu de se plaindre de « ces grosses boîtes qui font n’importe quoi pour leurs bénéfices », si finalement cela nous permet d’acheter notre confort. En achetant du poulet à CHF 10 le kilo, un T-Shirt à CHF 30, en payant son litre d’essence à CHF 1,50, qui peut vraiment croire que les méthodes de production puissent être écologiques et socialement acceptables ?



Deux clowns à Creciendo

28 04 2009

Deux drôles de zigotos

Deux drôles de zigotos

En début de semaine passée, j’ai croisé en ville un sympathique couple. Elle est autrichienne, il est argentin, ils se connaissent depuis peu, et ils sillonent l’Amérique du Sud… en présenatnt un spectacle de clowns. Ecoles, institutions pour enfants handicappés, mais également “pour les grands”, dans un bar de la place “cool” de la ville, ils présentent un beau spectacle itinérant, fin et poétique.

Noé est captivé

Noé est captivé par le spectacle

Un super spectacle, tout doux, tout choux, et bien maîtrisé. Grands et petits ont vite été conquis, et sont restés bouche bée durant la petite demi-heure du spectacle, qui a eu lieu dans la cour du jardin d’enfants.

Un public conquis par les facéties de nos visiteurs

Un public conquis par les facéties de nos visiteurs



Evo: Nous devons respecter notre Mère la Terre

23 04 2009

Suite à l’intéressant discours tenu aujourd’hui par Evo Morales devant les Nations Unies, rapporté dans l’article précédent, je profite de publier un discour plus ancien, mais qui me semble encore meilleur. Le Président bolivien l’a tenu devant l’assemblée Générale de l’ONU le 24 septembre 2007.

Sœurs, frères Présidents et chefs d’Etat des Nations Unies : le monde est saisi par la fièvre du changement climatique, et la cause de la maladie est le modèle de développement capitaliste. Tandis qu’en 10.000 années l’augmentation du dioxyde de carbone (CO2) sur la planète a été approximativement de 10%, au cours des 200 dernières années de développement industriel, la croissance des émissions de carbone a été de 30%. Depuis 1860, l’Europe et le Nord de l’Amérique sont responsables de 70% des émissions de CO2. 2005 a été l’année la plus chaude du dernier millénaire.
Différentes recherches démontrent que sur les 40.170 espèces vivantes recensées, 16.119 sont menacées d’extinction. Un oiseau sur huit peut disparaître pour toujours. Un mammifère sur quatre est menacé. Un amphibien sur trois peut cesser d’exister. Huit crustacés sur dix et trois insectes sur quatre sont en risque d’extinction. Nous vivons la sixième crise d’extinction des espèces vivantes dans l’histoire de la planète Terre, et le rythme d’extinction est cent fois plus rapide que celle des temps géologiques.
Devant ce sombre futur, les intérêts des transnationales imposent de poursuivre comme si de rien n’était, et de peindre la machine en vert, c’est-à-dire, poursuivre avec cette croissance et ce consumérisme irrationnel et inégal générant plus et plus de profits, sans se rendre compte qu’actuellement nous sommes en train de consommer en un an ce que la planète produit en un an et trois mois. Devant cette réalité, la solution ne peut être le maquillage environnemental.
Pour pallier les impacts du changement climatique, je lis dans des rapports de la Banque Mondiale qu’il faut en terminer avec les subventions aux hydrocarbures, privatiser l’eau et promouvoir les investissement privés dans les secteurs de l’énergie propre. A nouveau, ils veulent appliquer les recettes du marché et de la privatisation pour faire des affaires, même avec la maladie même que ces politiques ont engendrée. La même logique s’applique dans le cas des biocombustibles, alors que pour produire un litre d’éthanol il faut 12 litre d’eau. De la même manière, pour avoir une tonne d’agro-combustible, il faut occuper un hectare de terre.
Devant cette situation, nous, les peuples indigènes et les habitants humbles et honnêtes de cette planète, nous croyons qu’est arrivé le temps de s’arrêter pour renouer avec nos racines, avec le respect dû à la mère Terre, la Pachamama comme nous l’appelons dans les Andes. Aujourd’hui, nous, les peuples indigènes de l’Amérique latine et du monde, sommes convoqués par l’histoire pour devenir l’avant-garde de la défense de la nature et de la vie.
Je suis convaincu que la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples indigènes, approuvée récemment après tant d’années de lutte, doit passer du papier à la réalité pour que nos savoirs et notre participation nous aident à construire un nouvel avenir d’espérance pour tous. On ne saurait se passer des peuples indigènes pour que s’opère le virage de l’humanité pour la préservation de la nature, des ressources naturelles que nous utilisons d’une manière ancestrale. Nous avons besoin d’un puissant coup de gouvernail, fondamental et à un niveau mondial, pour arrêter d’être les condamnés de la terre. Les pays du Nord doivent réduire leurs émissions de carbone de 60 à 80 % si nous voulons éviter que la température ne croisse de plus de deux degrés, ce qui signifierait que le réchauffement global atteigne des proportions catastrophiques pour la vie et la nature.
Nous devons créer une Organisation Mondiale de l’Environnement qui ait un pouvoir inaliénable, et discipliner l’Organisation Mondiale du Commerce, qui nous engage sur la voie de la barbarie. Il n’est pas possible de parler de croissance du Produit National Brut sans prendre en compte la destruction et l’épuisement des ressources naturelles. Nous devons adopter un indicateur qui permette la prise en compte, d’une manière combinée, de l’Indice de Développement Humain et de l’empreinte écologique pour mesurer notre situation environnementale. Il faut que soient appliqués de forts impôts sur la super concentration de la richesse et que soient adoptés des mécanismes effectifs pour une redistribution équitable. Il n’est pas possible que les trois familles les plus riches du monde aient des revenus supérieurs au PIB réunis des 48 pays les plus pauvres. Nous ne pouvons parler d’équité et de justice sociale tout en perpétuant cette situation.
Les Etats Unis et l’Europe consomment, en moyenne, 8,4 fois plus que la moyenne mondiale. Pour eux, il est nécessaire de baisser le niveau de consommation et de reconnaître que nous sommes tous les hôtes d’une même Terre, de la même Pachamama.
Je sais que ce n’est pas facile d’opérer un tel changement quand une partie extrêmement puissante est invitée à renoncer à ses extraordinaires profits pour que survive la planète Terre. Dans mon propre pays, je souffre le front haut d’un sabotage permanent, qui cherche à maintenir les privilèges, parce que nous sommes en train d’en finir avec ces privilèges, afin que nous puissions tous « vivre bien », et non mieux que nos semblables. Je sais que le changement dans le monde est encore beaucoup plus difficile que dans mon pays, mais j’ai une absolue confiance dans l’être humain, dans sa capacité de raisonner, d’apprendre de ses erreurs, de retrouver ses racines et de changer pour forger un monde juste, divers, intégrant, équilibré et harmonieux avec la nature.

Source : http://www.attacparis12.lautre.net/spip.php?article154



Evo Morales défend les droits de la Terre Mère à l’ONU

23 04 2009

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Voici ci-dessous un article intéressant de l’Agence Bolivienne d’Information, traduit par votre serviteur.

Le président de la Bolivie, Evo Morales, a demandé ce mercredi à la Conférence des Nations Unies, pour le Jour Mondial de la Terre, que le XXIe siècle soit le siècle de la défense de la Pachamama (la Terre Mère en Aymara). Comme le siècle passé a été celui de la défense des droits humains, il a proposé un programme en quatre points afin de protéger la planète et tous les êtres vivants. « Comme gouvernements, comme présidents, comme Etats qui forment les Nations Unies, nous avons une énorme responsabilité envers la vie, envers l’humanité » a déclaré dans son discours le Président indigène dont la culture, une des plus anciennes d’Amérique du Sud, rend un culte suprême à la Mère terre. Le chef d’Etat bolivien a dit que les dirigeants sont dans l’obligation de lutter pour l’égalité et la dignité de leurs peuples, mais il a également rappelé l’importance de lutter pour la nature et il a confirmé la nécessité de que soit approuvée la célébration du Jour Mondial de la Pachamama « pas comme un jour de fête, mais comme une journée de réflexion ». « Le siècle passé a été celui des droits humains. Après de nombreuses luttes et revendications, finalement les droits humains ont été reconnus. Le XXIe siècle doit être celui de la défense de la Terre Mère » a déclaré le président dans son allocution. Morales a justifié sa demande en signalant que : « les êtres vivants doivent vivre en harmonie avec la nature ». Il a également ajouté que tous les êtres vivants et la planète ont des droits qui doivent être respectés. « Ce qui se passe avec les changements climatiques est dû au fait que les droits de la Mère Terre n’ont pas été respectés » a-t-il en outre déclaré. Il a fait un parallèle avec ce qui se passe dans son pays, dans les montagnes des Andes, où, a-t-il signalé en référence aux neiges éternelles « les sommets perdent chaque jour un morceau de leur ponchos blancs ». Il a également signalé qu’en Bolivie la Mère Terre est sacrée, pour la vie, « c’est pour cela que nous lui rendons hommage, à notre Pachamama, à nos rivières, à nos lacs, à nos animaux ». « Nous sommes au défi d’arriver à un consensus pour une déclaration pour la Mère Terre, pour cela je voudrais proposer que lui soit reconnue quatre droits : premièrement, le droit à la vie, ce qui signifie le droit d’exister. Deuxièmement, le droit à la régénération de sa capacité : ses ressources ne sont pas illimitées, il est plus important de produire de l’oxygène que du gaz carbonique. Troisièmement, à avoir une vie propre : la Mère Terre a le droit de vivre dans un environnement sain. Et quatrièmement, le droit à l’harmonie entre tous et tout », a proposé le président. « Finalement, j’arrive à la conclusion que la terre ne nous appartient pas, mais au contraire que nous lui appartenons, et qu’elle a également des droits, et pas seulement les êtres humain », a-t-il conclut.

ABI, mercredi 22 avril 2009

A noter que la proposition du président Bolivien, qui l’a cosignée avec le théologien brésilien Leonardo Boff,  partenaire historique d’E-Changer, a été acceptée par l’Assemblée des Nations Unies, c’est-à-dire que le 22 avril sera dorénavant et officiellement “Jour Mondial de la Mère Terre”.

Evo Morales n’en est pas à son premier essai à l’ONU dans ses tentatives de faire reconnaître au plus haut niveau une véritable écologie. Il est ainsi le premier chef d’Etat en exercice, que je sache, à défendre explicitement le point de vue de la décroissance des économies occidentales, notament dans un discours précédent prononcé en 2007 lors de l’Assemblée Général de l’ONU. A noter que le discours d’aujourd’hui ne semble pas avoir désigné explicitement, comme c’est son habitude, le système capitaliste comme le grand responsable des problèmes actuels.

Reste à savoir si les humains seront véritablement prêts à reconnaître à la Pachamama ses droits, quitte à empièter sur quelques-uns de ceux  qu’ils se sont arrogés…



Visite d’une star internacionale et de sa muse

20 04 2009

Dan explique sa façon de faire de la musique à NoéDan explique sa façon de faire de la musique à Noé

Nos amis Dan et Marie, comme nous anciens habitants de la mythique Maison du Désert à Lausanne, ont passé deux semaines chez nous. Entre un concert sur une plage brésilienne et un autre à Cuzco, Dan, “célèbre musicien en tournée internacionale”, comme l’ont annoncé les médias locaux, a en effet donné deux super concerts improvisés à Tarija. Il a d’abord passé sur les ondes de la radio Yembati Renda, avec laquelle je commence à colaborer et qui a ouvert ses portes pour un concert ouvert au public et retransmis en direct. Le public comptait une vingtaine de curieux, dont une moitié ou presque de nos amis… Il faut dire que Dan pratique une musique électro-ethnique, genre peu connue dans cette petite ville reculée qu’est Tarija. Mais le public a semblé autant étonné qu’intéressé.

Concert à la radio, avec notre petite famille au complet comme public ravi

Concert à la radio, avec notre petite famille au complet comme public ravi

Une semaine après, c’était dans le bar branché de notre ami Rodolphe, en plein centre-ville, que Dan s’est produit. Environ deux cents personnes sont venues, à partir de 23 heures, alors que le concert avait été annoncé pour 20 heures. La ponctualité bolivienne nous a fait une belle frousse, celle de la salle vide… Mais au final, une bonne ambiance et une belle réussite, avec même la présence de la TV locale en direct! Avant cela, il aura passé plusieurs fois à la télé, à la radio, et dans le journal! De plus, il va également se produire prochainement à El Alto. Pas mal, pour quelqu’un qui ne comptait pas jouer en Bolivie il y a un mois… Je crois que je vais me sentir pousser des ailes de producteur…

Dan en concert dans le bar de notre ami Rodolphe

Dan en concert dans le bar de notre ami Rodolphe

Quand à Marie, qui est éducatrice spécialisée, elle a profité de son séjour pour aller à Creciendo avec Susanne, pour apporter des idées pour travailler avec certains enfants difficiles et/ou autistes, ce qui est sa spécialité. Notre patio s’est même transformé un après-mid en consultation, avec la visite d’une maman et de sa fille autiste. Susanne et Marie ont également visité un centre pour enfants handicappés, que Susanne voulait connaître depuis longtemps. Il est possible que des échanges s’en suivent, et Marie nous enverra ainsi divers matériels spécialisés. Elle a également beaucoup apporté d’idées et de conseils à Susanne, qui entrevoit plein de nouvelles possibilités de travail et d’échange avec les enseignantes pour la pédagogie particulière que nécessitent certains enfants de Creciendo et d’autres écoles.

marie-lit-des-histoires

Ce soir, c'est Marie qui raconte l'histoire

Mais il faut  signaler que c’est surtout notre petite maisonnée qui aura bien profité de nos visiteurs. Entre de délicieux repas - même s’ils auront dû s’y reprendre à deux fois pour nous faire déguster une délicieuse feijoada brésilienne - et les jeux et les histoires aux enfants, chacun a beaucoup profité de leur présence, un tout grand merci à eux deux!



Dans la rue

8 04 2009

Sortis avec les enfants pour aller à “la cancha” (le terrain de sport bitumé de l’école), qui se trouve au plus à 200 mètres de chez nous, nous n’y sommes jamais arrivés. Luca avec son nouveau véhicule n’y est pas étranger, qui refuse qu’on le pousse, qu’on le tire, qu’on le lui porte… Mais du coup, on s’amuse avec les copains du quartier, on pédale, on fait des photos… et une petite heure passée dans la rue devant chez nous donne par exemple ceci :

Triple saut

Triple saut

Luca se promène avec son nouveau véhicule

Luca sur son nouveau et fougueux destrier

La princesse veut pas donner son "glou"

La princesse veut pas donner son "glou"

Le saut du "YO"

Le saut du "YO"

La Princesse

La Princesse et le Petit Prince à la traîne

Saute mouton avec le monde

Saute-mouton avec le monde