Les 17 groupes de travail de la conférence ont rendu leur copie
22 04 2010
La conférence a connu une affluence vraiment impressionnante
La conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la Terre Mère est terminée. Mais les luttes des peuples indigènes, des organisations sociales, des gouvernements présents et des mouvements écologistes pour la défense de la planète ne s’arrêteront pas là. Durant ces quatre journées bien chargées, de nombreux liens se sont tissés. Un bouillonnement d’idées, de propositions, d’analyses et de solidarités a jaillit de cette rencontre de plus de 35’000 participants provenant de 142 pays, dont 47 se sont rendus présents au travers de délégations officielles.
Un très large accord s’est dessiné pour désigner le système capitaliste et la consommation irresponsable des pays du Nord comme les responsables de la catastrophe climatique et des dégâts environnementaux qui mettent la planète à genoux. Lors de la rencontre finale entre les gouvernements participants et les peuples, le président Morales a signalé que “lors des différentes rencontres de chefs d’Etats, on ne discute que des effets du changement climatique, mais jamais de ces causes. Ici, à Cochabamba, nous avons décidé de nous attaquer à la racine du problème”.

Ces deux policières observent les panneaux d'une exposition sur les conséquences du changement climatique
Les conclusions des 17 tables de travail, « qui viennent d’en bas et demandent à être entendues en haut » sont, entre autres : la nécessité de la création des droits de la Terre Mère; la création d’un tribunal international de justice climatique, qui possède le pouvoir de punir les individus, les entreprises et les Etats qui détruisent la nature; une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, principalement de la part des pays industrialisés, qui doivent « décoloniser et rendre l’atmosphère à l’ensemble des êtres humains »; la limitation à un maximum de 1 degré le réchauffement climatique, et non pas à deux degrés comme le propose “l’accord antidémocratique et insuffisant de Copenhague”; le payement de la dette climatique par les pays industrialisés aux pays appauvris, sans conditions, et à hauteur de 6% de leur PNB; la tenue d’un référendum mondial sur le climat à réaliser dans tous les pays du monde dans une année, le 22 avril, jour de la planète Terre, qui demanderait entre autres à tous les citoyens du monde s’ils sont d’accord de changer le système capitaliste, de transférer les dépenses militaires en dépenses pour la défense de la planète et de créer un tribunal climatique.
Le président Morales s’est engagé à apporter en personne ces conclusions au Secrétaire des Nations Unies, afin qu’elles soient prises en compte lors de la prochaine conférence des Nations Unies sur le changement climatique, qui se réalisera au moins de décembre à Cancun, au Mexique.

Offrande à la Pachamama






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