Sucre et région   no comments

Posted at 6:28 in Vie quotidienne

Maragua

La semaine dernière, j’ai profité du jeudi férié à l’occasion du “Corpus Cristi” pour prolonger le week-end et faire un petit tour du côté de Sucre, en compagnie d’Alessandra, Francesca et Giacomo, volontaires suisses du Tessin. Cette ville et ses environs montagneux m’avaient fait de l’oeil lors d’un précédent passage avec le MST-Mujeres.

Capitale constitutionnelle du pays, siège du pouvoir judiciaire, Sucre est à 2790 mètres d’altitude et accueille 247′300 habitantEs. D’architecture coloniale bien entretenue, elle est aussi nommée ville blanche pour la couleur de ses belles constructions.

Après un voyage de près de 12 heures en bus semi-cama (demi-lit: soit des sièges inclinables presque jusqu’à la position horizontale), nous sommes arrivéEs en garde routière de Sucre peu avant 8 heures le matin. Nous avions en tête d’aller sans attendre dans les montagnes, prévoyant comme point d’ancrage un centre écologique géré par une femme allemande. Cependant, comme c’était un jour férié, peu de choses fonctionnaient. N’ayant pas réussi à contacter le centre et informéEs du fait que trouver un moyen de s’y rendre serait bien difficile, nous avons opté pour une autre solution, élaborée avec une agence dénichée au centre ville.

Nous avons ainsi passé la 1e nuit dans le centre écologique d’Aritumayu (Aritumayu:-)), à 18 km de Sucre. Aritumayu est la propriété d’un professeur à la retraite, spécialisé dans les questions environnementales. Au fil des conversations, nous avons appris qu’il avait 9 enfants, et que le responsable de l’agence avec laquelle nous avions organisé notre week-end était son fils. Le lieu était fort agréable et la fraîcheur de la nuit n’a pas empêché un bon sommeil, loin des bruits de la ville.

Le lendemain, nous nous sommes mis en route pour une randonnée de 7 heures, jusqu’au cratère de Maragua où vivent des membres des communautés Jalq’a. Les paysages étaient de toute beauté. Une fois arrivéEs, à la tombée de la nuit, nous avons savouré un bon repas concocté par notre guide Alex, aidé d’une femme de la communauté. Avant de rejoindre le lit, il a fallu admirer le ciel, incroyable: une voute d’étoiles traversée par la voie lactée, le tout étincelant en ces lieux reculés et baignés de tranquilité. La nuit a été très bonne, dans un logement traditionnel, très joli et confortable. En 2001, les Jalq’a ont décidé de se lancer dans le tourisme: création d’hébergements, de centres culturels et de services de guides. Le résultat est très bien.

Le cratère de Maragua m’a enchanté: calme et beauté.

A la mi-journée le lendemain, après avoir pris le temps de nous ballader dans le cratère, nous nous sommes renduEs à Potolo, village où vivent aussi les Jalq’a. Le voyage s’est fait en voiture. Il peut aussi se faire à pied: une marche d’environ 7 heures. Je garde cette option en réserve pour la prochaine fois (avis aux visiteurs/euses).

A Potolo, situé aussi dans un très beau cadre, nous avons pu admirer le travail d’une tisserande. Le tissage est un art renommé dans la région.

Puis ce fut le retour à Sucre, où nous avons passé le dimanche. Après la visite de la “Maison de la Liberté” (lieu où s’est décidée la fondation de la République de Bolivie en 1825 après le départ des espagnols), nous avons dégusté un bon repas et pris du bon temps dans un petit restaurant perché sur une des 7 collines de Sucre, tenu par un italien.

Prolonger ce moment et le séjour à Sucre n’aurait pas été de refus.

Quelques images:

Written by madef on juin 21st, 2009

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